Deux artistes canadiens ont décidé de décorer les encombrants de Montréal, nous les avons interviewés au lycée Ponticelli.
-Bonjour Garbage Beauty.
-Salut !
-On voudrait savoir, pourquoi vous appelez-vous ainsi ?
-Oh ! Belle question n’est-ce pas ? Je te laisse répondre (rire).
– Okay, on s’appelle Garbage Beauty parce qu’on a commencé un mouvement qui consistait à faire de la calligraphie sur des poubelles. On rendait une certaine beauté à ce qui était devenu laid, donc “Garbage” : poubelle et “Beauty” : beauté, donc retrouver la poubelle là où on ne la cherchait même plus.
-Et depuis combien de temps ?
-Depuis 2011 environ.
-Pourquoi sur des poubelles ?
-Ça a commencé bizzarement, il y a tellement de poubelles à Montréal et c’est un support que personne n’utilise.
-Et créez vous vos propres polices ?
-La police c’est surtout dans l’impression ou sur ordinateur. Là comme c’est manuscrit, on va plutôt appeler ça de l’écriture. On apprend la calligraphie de base et quand on est à l’aise avec une écriture, on la customise, on déforme les lettres qu’on a appris. Tu n’inventes pas vraiment, tu déformes. Les calligraphes aiment bien dire qu’ils inventent des polices, mais dans la subtillité du trait il y a quelque chose de personnel.
-Le mot de la fin ?
-Positive vibes. Elévation vers le haut, jamais vers le bas ! La fine équipe de Ponti !
Propos receuillis par : Xuan et Pierre



